Balinghem et son histoire

 

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HIER A BALINGHEM...

 

L'histoire de notre village :

Avant 1178 sur les cartes existantes on ne voit pas apparaître le nom de Balinghem, par contre on découvre un certain BAVELINGHEM à partir de 1084.

Le nom BAVELINGHEM se décompose en 3 significations :

  • BAVE vient de "BAVEUX" à cause de nombreuses sources des lieux,
  • ING signifie "de la descendance de",
  • HEM en langage germanique se traduit par "habitation, village".

Ce nom après quelques années se transforma en "BALINO" ainsi le nom de notre village prend-il sa forme actuelle à partir de 1178. Pendant la guerre de Cent ans, Balinghem apparaît sur les cartes anglaises sous le nom de BALLANGAN.

Dans les Noires Terres s'élève le château de Selnesse, résidence des ducs d'Ardres où un chemin relie le château à la voie Leulène. Ce chemin deviendra notre actuelle "rue du Fort".

Le Camp du Drap d'Or :

C'est en 1070 qu'est construit le château fort de Balinghem vraisemblablement à l'endroit où se trouve actuellement la grotte.

En 1282 Arnould III, Comte de Guînes, ayant épuisé le trésor du Comté de Guînes, vend Guînes et ses environs, dont Balinghem à Philippe III, Roi de France, aussi le comté de Guînes devient Français mais pour peu de temps. La guerre de cent ans va éclater et il tombera aux mains des Anglais. En 1337, Balinghem devient territoire Anglais. Le 12 juin 1369, Adam au Burry, citoyen de Louches prend possession du château de la Motte confisqué au Sire Jehar de Balinghem.

En 1377, le château de Balinghem, point stratégique pour couvrir Ardres du côté de Guînes est repris par le duc de Bourgogne avec une armée de 1200 lances.

En 1384, 1385, 1389 s'y tiennent des conférences entre ministres Anglais et Français qui y négocient en paix.

En 1396, Charles VI, roi de France, et Richard II, roi d'Angleterre vont se rencontrer près de Balinghem.

En juin 1520 se tient la célèbre rencontre du Camp du drap d'Or, à la demande de François 1er, soucieux d'obtenir le soutien d'Henri VIII face à la menace que représentait Charles Quint pour le royaume de France.

A Guînes, Henri VIII a fait venir d'Angleterre un palais en pièces détachées tout de bois, de toiles peintes et de verre. Le palais de cristal est installé devant le château.

Le camp de François 1er, compte quant à lui entre 300 et 400 tentes toutes plus somptueuses les unes que les autres. Le pavillon du Roi était couvert de draps d'or, de velours cramoisis semés de fleurs de Lys d'or. L'entente entre François 1er et Henri VIII se révèle cordiale et réelle, mais sans prolongement politique car l'alliance entre les 2 royaumes ne se concrétisera pas aussi vite que l'avait espéré le Roi de France.

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Voilà en ces dernières lignes, l'histoire du Camp du Drap d'Or.

 

LA GROTTE MASSABIELLE ET LA CHAPELLE :

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En entrant dans Balinghem par la rue du Camp du Drap d'Or, à partir du croisement avec la D 231, un vaste enclos marial s'impose au regard.
sur la motte castrale, la grotte de Notre-Dame de Lourdes - grande coupole de pierres - barre le fond du site. Elle est surmontée d'un calvaire à personnages et cernées par les éléments sculptés d'un chemin de croix.
Une chapelle aux murs blanchis sous un toit de tuiles rouges occupe le côté du terrain, opposé à celui qui longe la rue et présente au public sa nef percée d'une porte en bois pleine. Sa façade, en brique, est surmontée d'un clocheton. L'intérieur, sous plafond droit, est particulièrement soigné et fleuri. Son mobilier simple contraste avec un bel autel tombeau placé sur le bas-côté pour être transporté à la grotte lors de la messe solennelle qui est encore célébrée une fois l'an, le 14 juillet.
Dès sa création, la grotte de Balinghem a connu la grande foule des pèlerinages et des visites de groupes ou de particuliers. C'est l'oeuvre de l'abbé Chevalier qui mit toute son énergie et ses biens au service d'une réalisation exemplaire.
Un contemporain écrit aujourd'hui : "c'est dans un contexte de peur (la mobilisation générale pour la guerre 39-45 avait été affichée le matin même) que l'Abbé Chevalier au cours du salut au Saint-Sacrement, habituel ce jour-là, prononça solennellement le voeu de bâtir une chapelle de reconnaissance si le village ne subissait aucun bombardement au cours de la guerre".
Les bombes épargnèrent Balinghem et l'abbé Chevalier se fit maître d'oeuvre pour répondre à la promesse faite le jour de la mobilisation générale des troupes.
Gérard Dacquin donna le terrain. Les villageois assurèrent le terrassement et le charroi des déblais. Des pierres provenant du creusement des carrières de sable de Brêmes furent gracieusement offertes et André Lecerf, originaire du pays, réalisa la grotte. En 1947, le site était créé. En 1950, on érigea le calvaire et en 1955 l'abbé Chevalier et sa soeur achetèrent une nouvelle parcelle de terrain qui devait être lotie pour agrandir le domaine.
On peut lire des noms de donateurs sur le parcours de la grotte : JM Picquet 1954 pour Sainte Bernadette et Pierre-Marie Picquet pour la vierge du calvaire. Mr et Mme Ferrant-Hénon, pour le calvaire "à la mémoire de Jean Ferrant 1931-1948 - en souvenir de Jean Ferrant ses parents", pour la statue de saint Jean. 
 
Des anonymes, en grand nombre, apportèrent leur contribution financière qui, jointe aux offrandes recueillies lors des cérémonies religieuses permirent l'achat de la Vierge de la grotte, la construction de l'autel, de la chapelle et du Chemin de Croix.
 
Chapelle  Grotte 201

 

 

 

 

 

 

Chemin 20de 20croix 202

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ÉGLISE NOTRE DAME DE LA NATIVITÉ : 

 Eglise balinghemL’église de Balinghem construite vers l’an 1000 fut détruite par les Anglais en 1543. Elle fut reconstruite en 1558 et restaurée en 1704.
 L’église abrite un magnifique retable et des fonds baptismaux classés monument historique.
 C’est au lendemain de la Révolution après le départ des pères Carmes que l’Eglise Notre-Dame de la Nativité a pu recueillir le retable principal qui provient de la Chapelle des Carmes d’Ardres.
 Au cours du 20e siècle beaucoup de travaux de rénovation ont été entrepris notamment la restauration des vitraux en 1966 et la réfection de la toiture en 1962.
 Suite à la démission du sonneur civil, la cloche pesant environ 250 kg a été électrifiée en 1970 grâce à un élan de générosité des paroissiens de la Commune pour un montant de 218 200 Anciens Francs.
49 ans plus tard, notre église se dote d’un nouveau clocher aux normes avec les Architectes des Bâtiments de France ainsi que d’un nouveau coq équipé d’un paratonnerre.